samedi, mars 29, 2008
jeudi, mars 27, 2008
les soldats armé à Yangon

Aujourd'hui est un jour fériée en Birmanie. Pour la junte c'est le jour de l'armé, pour le peuple c'est le jour où l'armé birman a attaqué les japonais pour l'indépendance.
Mais ce jour ne célèbre pas même manière dans le pays.
Pour les généraux le peuple devient leurs ennemies et la ville de Yangon devient un champ de Bataille.
Tout les 200m il y a des guards armé. Certaines quartiers comme Shwedagon, la résidence de Aung Sann Suu Kyi ont entouré de policiers, les soldats avec les armes.
La Democratie selon la junte sera quoi???
Massacrer tout les opposants pour rester au pouvoir?????
mercredi, mars 19, 2008
Les chiffres interessants
En Birmanie actuelle, quelques chiffres interéssants.
10% de la population ne peuvent plus se nourrir deux repas par jour
70 000 de soldats enfants de moins de 13ans
40% de paysans ne peuvent pas profiter de leur récolte ,car ils doivent fournir à l'armée pour les provision.(en échange de leur terre)
60% des parents n'ont plus les moyens pour l'education de leurs enfants (l'école public côute un tier de leur salaire)
80% de la population vivent avec surendettement.
Le Chiffre le plus bas
0% de la liberté dans le pays
10% de la population ne peuvent plus se nourrir deux repas par jour
70 000 de soldats enfants de moins de 13ans
40% de paysans ne peuvent pas profiter de leur récolte ,car ils doivent fournir à l'armée pour les provision.(en échange de leur terre)
60% des parents n'ont plus les moyens pour l'education de leurs enfants (l'école public côute un tier de leur salaire)
80% de la population vivent avec surendettement.
Le Chiffre le plus bas
0% de la liberté dans le pays
mardi, mars 11, 2008
Nouvelle rencontre annoncée entre Suu Kyi et Gambari au Myanmar
Reuters
L'opposante birmane Aung San Suu Kyi devait rencontrer lundi pour la deuxième fois en deux jours l'émissaire des Nations unies, Ibrahim Gambari.
Aucun détail n'a été divulgué par l'Onu sur le contenu des discussions entre le diplomate nigérian et la lauréate du prix Nobel de la Paix, qui a passé plus de douze des 18 dernières années en résidence surveillée.
Sa dernière période de privation de liberté se prolonge depuis mai 2003.
Gambari, qui achève sa troisième visite depuis la répression du mouvement de contestation de septembre, est censé quitter le Myanmar dans la soirée.
Son bilan n'est guère positif: la junte militaire a refusé que l'Onu envoie des observateurs pour le référendum constitutionnel du mois de mai et les élections prévues en 2010.
Reuters
L'opposante birmane Aung San Suu Kyi devait rencontrer lundi pour la deuxième fois en deux jours l'émissaire des Nations unies, Ibrahim Gambari.
Aucun détail n'a été divulgué par l'Onu sur le contenu des discussions entre le diplomate nigérian et la lauréate du prix Nobel de la Paix, qui a passé plus de douze des 18 dernières années en résidence surveillée.
Sa dernière période de privation de liberté se prolonge depuis mai 2003.
Gambari, qui achève sa troisième visite depuis la répression du mouvement de contestation de septembre, est censé quitter le Myanmar dans la soirée.
Son bilan n'est guère positif: la junte militaire a refusé que l'Onu envoie des observateurs pour le référendum constitutionnel du mois de mai et les élections prévues en 2010.
dimanche, mars 09, 2008
samedi, mars 08, 2008
Daw Aung San Suu Kyi est-elle en sécurité?????
Assasinat des chefs opposants est une habitude dans le milieu politique en Birmanie. Récement Le Chef de KNU (PADO MANN SHA ).
Le Hero national Général Aung San(le père de Aung San Suu Kyi) a été sauvegement assasiné avant l'indépendance par des birmans.
à part continuer, la junte ne cédera pas le pouvoir au partie civile.
En plus Aung San Suu Kyi est un danger pour eux.
En plus on a aucune nouvelle d'elle; même son medecin ne peut pas lui rendre visite aussi souvent qui faut pour ses soins médicaux.
La semaine dernière il y eu un cambriolage étrange avec des armes et cinq personnes ont été tué sur place. Comme par hasard cet endroit se trouve entre la résidence de Aung San Suu kyi et La hall de réception de "sein le kan thar" (où se rencontre Mme Aung San Suu Kyi et l'envvoyé spécial de l'ONU). La seule endroit où aucune civile n'a pas le droit de traverser et remplie de sécurité armé. Alors qui est-ce qui a pu pénétrer dans cette zone avec des armes en plein jour????
Ce serait un message au peuple disant "si on veut on peut tout faire"............
Alors Daw Aung San Suu Kyi est-elle en sécurité????
Le Hero national Général Aung San(le père de Aung San Suu Kyi) a été sauvegement assasiné avant l'indépendance par des birmans.
à part continuer,
En plus Aung San Suu Kyi est un danger pour eux.
En plus on a aucune nouvelle d'elle; même son medecin ne peut pas lui rendre visite aussi souvent qui faut pour ses soins médicaux.
La semaine dernière il y eu un cambriolage étrange avec des armes et cinq personnes ont été tué sur place. Comme par hasard cet endroit se trouve entre la résidence de Aung San Suu kyi et La hall de réception de "sein le kan thar" (où se rencontre Mme Aung San Suu Kyi et l'envvoyé spécial de l'ONU). La seule endroit où aucune civile n'a pas le droit de traverser et remplie de sécurité armé. Alors qui est-ce qui a pu pénétrer dans cette zone avec des armes en plein jour????
Ce serait un message au peuple disant "si on veut on peut tout faire"............
Alors Daw Aung San Suu Kyi est-elle en sécurité????
jeudi, mars 06, 2008
BANGKOK, 6 mars (Reuters) -
L'envoyé spécial de l'Onu, Ibrahim Gambari, est arrivé jeudi au Myanmar où l'espoir diminue de voir sa mission déboucher sur l'ouverture de discussions entre la junte et l'opposition.Il s'agira de sa première occasion de rencontrer les généraux en tête-à-tête depuis l'annonce inattendue, le mois dernier, d'un référendum constitutionnel qui doit se tenir en mai et être suivi d'élections législatives, en 2010."Un référendum dans ces conditions de répression ne fera que conforter le régime militaire", a déploré Brad Adams, directeur pour l'Asie de Human Rights Watch.Il s'agit de la cinquième visite de Gambari dans l'ex-Birmanie depuis sa nomination, début 2006, et sa troisième depuis la répression, en septembre, de manifestations encadrées par des moines.
Le maintien de l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi, chef de la Ligue nationale pour la démocratie et lauréate du prix Nobel de la Paix, et le boycottage par l'opposition du processus d'élaboration de la Constitution ont conduit de nombreux gouvernements étrangers à considérer le référendum constitutionnel et les législatives annoncées comme une mascarade.La LND a aussi critiqué le référendum mais sans aller jusqu'à dire à ses partisans de voter non.Lors de ses précédentes visites, Gambari a demandé en vain la libération de tous les prisonniers politiques, y compris de Suu Kyi, et la participation de l'opposition et des groupes ethniques du pays au processus d'élaboration de la Constitution.Gambari espère rencontrer Suu Kyi au cours de sa visite.
L'envoyé spécial de l'Onu, Ibrahim Gambari, est arrivé jeudi au Myanmar où l'espoir diminue de voir sa mission déboucher sur l'ouverture de discussions entre la junte et l'opposition.Il s'agira de sa première occasion de rencontrer les généraux en tête-à-tête depuis l'annonce inattendue, le mois dernier, d'un référendum constitutionnel qui doit se tenir en mai et être suivi d'élections législatives, en 2010."Un référendum dans ces conditions de répression ne fera que conforter le régime militaire", a déploré Brad Adams, directeur pour l'Asie de Human Rights Watch.Il s'agit de la cinquième visite de Gambari dans l'ex-Birmanie depuis sa nomination, début 2006, et sa troisième depuis la répression, en septembre, de manifestations encadrées par des moines.
Le maintien de l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi, chef de la Ligue nationale pour la démocratie et lauréate du prix Nobel de la Paix, et le boycottage par l'opposition du processus d'élaboration de la Constitution ont conduit de nombreux gouvernements étrangers à considérer le référendum constitutionnel et les législatives annoncées comme une mascarade.La LND a aussi critiqué le référendum mais sans aller jusqu'à dire à ses partisans de voter non.Lors de ses précédentes visites, Gambari a demandé en vain la libération de tous les prisonniers politiques, y compris de Suu Kyi, et la participation de l'opposition et des groupes ethniques du pays au processus d'élaboration de la Constitution.Gambari espère rencontrer Suu Kyi au cours de sa visite.
lundi, mars 03, 2008
Le 2 mars, la junte accuse les 25 chefs étudiants de la génération 88 ) injustement. Selon la loi 5/96 ces personnes ont l'intention de déranger le bon déroulement du parlement. Ce loi peut impliquer des peines de prisons et des amendes assez lourds. minimum de 5 ans à 20 ans de prison.
Maitre U Aung Thein, U Kyi Win et U Nyan Win défendront ces victimes
Maitre U Aung Thein, U Kyi Win et U Nyan Win défendront ces victimes
mercredi, février 27, 2008
Publié par SOS Burma à l'adresse 08:04 0 commentaires
dimanche 30 décembre 2007
PRESENTATION GENERALE DU PAYS
La Birmanie, aux frontières de l’Inde et du Bangladesh au nord-ouest, de la Chine au nord (province du Yunnan), du Laos au nord-est, et de la Thaïlande à l’est, se situe au cœur de l’Asie, à l’interface des mondes indien, chinois et indochinois. Le pays compte plus de 50 millions d’habitants, majoritairement bouddhistes (environ 80%), et regroupe près de 140 ethnies ou sous-ethnies, parlant plus de 110 langues et dialectes, vivant sur un tiers du territoire, principalement dans les régions montagneuses qui forment un fer à cheval autour du pays. Le territoire birman est vaste comme la France et le Bénélux réunis (soit 676 579 km2), et est divisé en sept divisions et sept états. Ses côtes s’ouvrent sur le golfe du Bengale et la mer d’Andaman. Le fleuve principal, l’Irrawaddy, traverse le pays en son centre et termine son parcours en un large détroit près de Rangoun, la capitale jusqu’à fin 2005. Le fleuve Mékong sert de frontière sur une courte distance avec le Laos.Un décryptage historique de la Birmanie permet d’éclairer le contexte dans lequel la société birmane évolue aujourd’hui. Au temps des différents royaumes, l’histoire montre la façon dont les Bama, ethnie birmane majoritaire, ont su s’imposer face aux Môn, Rakhine et Shan, ethnies faisant partie des huit groupes principaux, comptant en plus les Chin, Kachin, Karen et Kayah. La situation des ethnies en Birmanie est complexe, du fait de sa diversité et de leur opposition constante au pouvoir central, rébellion qui s’est manifestée à partir de l’indépendance, par le biais de groupes armés dans les régions périphériques du pays.Le pays, colonisé par les Britanniques, accède à l’indépendance le 4 janvier 1948, négociée par le général Aung San, héros national, assassiné en juillet 1947 avec six de ses pairs. Un régime parlementaire est alors instauré, et des élections mènent U Nu à la fonction de Premier ministre. Impuissant à réaliser l’unité du pays, il fait alors appel à l’armée et à son chef, le général Ne Win, qui exige les pleins pouvoirs, tout en s’engageant à rendre le pouvoir après de nouvelles élections, dès qu’il aurait rétabli l’ordre.En 1960, les élections promises ramènent U Nu à la tête du gouvernement. Mais les clans politiques s’affrontent et le général Ne Win s’approprie le 1er mars 1962 le pouvoir définitivement. Il jette U Nu en prison, forme un conseil révolutionnaire, abolit la Constitution de 1947, ferme les tribunaux et interdit les partis politiques, hormis le sien, le Burmese Socialist Program Party (BSPP).En 1985 puis en 1987, le régime procède à deux démonétisations successives qui provoquent en 1988 un mouvement étudiant protestataire, conduisant notamment à l’instauration de la loi martiale. Mais la contestation s’élargit au fil des mois, et les manifestations massives finissent par être réprimées dans le sang. Il est impossible de connaître le nombre réel de victimes, on parle d’au moins 3 000 personnes. C’est à ce moment qu’Aung San Suu Kyi, fille d’Aung San, entre sur le devant de la scène politique birmane, afin de ramener le calme, et guider le pays vers l’unité nationale et la démocratie. La situation explosive conduit le général Ne Win à se démettre de ses fonctions, et nomme le général Saw Maung à la tête du State Law and Order Restoration Council (SLORC, conseil d’état pour le rétablissement de la loi et de l’ordre). Le SLORC a quasiment la même composition que le gouvernement antérieur, et Ne Win continue à diriger en sous-main. A la manière du général donc, le SLORC proclame que son but est de préparer des élections démocratiques pluri-partis. L’opposition commence à s’organiser, particulièrement autour d’un parti de coalition, la National League for Democracy (NLD, ligue nationale pour la démocratie), dont la co-fondatrice est Aung San Suu Kyi. Mais il faudra beaucoup de courage aux partis d’opposition pour mener une campagne, car de nombreuses restrictions font obstacles à leur participation. En juillet 1989, le SLORC, inquiet, met même Aung San Suu Kyi en résidence surveillée. En mai 1990, des élections parlementaires sont organisées comme prévu et ont lieu sans fraude, ce qui montre bien à quel point le SLORC était certain du succès de son parti, le National Unity Party (NUP, parti national pour l’unité). Mais à la surprise générale, la NLD obtient 392 des 485 sièges à pourvoir (81%), contre 29 sièges (9%) pour le NUP. Le SLORC reste vingt-quatre heures dans un silence abasourdi avant de refuser le résultat des urnes et d’interdire la réunion du Parlement.Face à l’intensification de la répression, une douzaine d’organisations en exil, représentant le mouvement démocratique et les minorités ethniques, se regroupent en un National Council of Union of Burma (NCUB, conseil national de l’union de Birmanie). En 1991, le prix Nobel de la Paix est attribué à Aung San Suu Kyi, portant à l’attention de la communauté internationale la situation de la Birmanie. L’année suivante, le SLORC convoque une Convention nationale, dont la tâche est d’élaborer une nouvelle constitution, la dernière datant de 1974. Des représentants de la NLD et de minorités ethniques sont invités, mais l’amorce du dialogue est rompue dès qu’ils comprennent que les généraux attendent d’eux qu’ils avalisent un texte légalisant le contrôle absolu de l’armée sur le pays. Par ailleurs, à partir de 1994, le SLORC systématise la politique de cessez-le feu avec les minorités ethniques en rébellion qu’il avait inauguré en 1989 avec le parti communiste birman.En outre, en 1987, la faillite est telle que la Birmanie est déclarée Pays le Moins Avancé (PMA), ce qui fait réagir la junte, qui proclame en 1988 l’entrée dans le système capitaliste, mais c’est un capitalisme d’état qui s’instaure alors au profit des chefs militaires, qui contrôlent tous les secteurs rentables. Les conséquences pour la population sont catastrophiques : la récession économique liée à la crise financière asiatique et à des choix économiques internes discutables conduisent le pays au bord de l’asphyxie économique. Les faillites s'accumulent et les prix à la consommation indiquent une hausse persistante. En 1999, la Banque mondiale publie un rapport accablant, qui voit la Birmanie à l’avant-dernière place d’une liste de deux cents pays, juste avant le Sierra Léone. Depuis les années 1990, différents pays ont de plus sanctionné le pays économiquement, afin d’obliger le régime à améliorer sa politique. Les Etats-Unis, l’Union européenne et la Japon ont suivis, ainsi que l’Organisation des Nations Unies qui a limité les aides internationales à des interventions humanitaires. Aung San Suu Kyi a même appelé au boycott économique de son pays. Mais les effets de ces mesures sur la situation politique sont cependant restées limitées en raison d’intérêts divers, dont les généraux ont souvent su jouer.Face à une mise au ban sur le plan international et une situation économique délabrée, les généraux se sont vus obligés à partir du milieu des années 1990, de montrer des signes d’allégement. Pour commencer, le régime proclame en 1996 la fin du SLORC et son remplacement par le State Peace and Development Council (SPDC, conseil de l’état pour la paix et le développement), mais ce changement de nom ne révèle en rien une quelconque évolution politique, les mêmes généraux tenant toujours les rênes du pouvoir. Des libérations épisodiques de quelques prisonniers politiques, la campagne Visit Myanmar Year 1996 (année du tourisme en Birmanie), l’entrée en 1997 dans l’Association of South East Asian Nations (ASEAN) s’ensuivent. Mais tous ces signes n’ont pas été suivi d’une réelle volonté politique de changement, et les mesures coercitives ne se sont pas pour autant affaiblies, les généraux mettant toujours un point d’honneur à conserver le contrôle du pouvoir. L’année 2003 reflète cette politique empreinte de contradictions : l’arrestation d’Aung San Suu Kyi fin mai 2003 (relâchée en mai 2002) fut suivie de la nomination du général Khin Nyunt au poste de Premier Ministre. Ce dernier présenta une feuille de route qui prévoit sept étapes pour une transition progressive vers la démocratie. La première de ces étapes, mise en œuvre le 17 mai 2004, fut la réunion de la Convention nationale chargée de rédiger une nouvelle constitution ajournée en 1996. Après de multiples ajournements, la convention a finalement été déclarée close le 3 septembre 2007, mais n’entérine que les principes dictés par la junte aux délégués, assurant aux généraux la conservation de leur pouvoir au plus haut niveau.
Le pouvoir, concentré dans les mains de trois généraux pendant 15 ans, se partage aujourd’hui entre le général Than Shwe, président du SPDC et ministre de la défense, et le général Maung Aye, vice-président du SPDC et commandant en chef des armées. Ces derniers en perpétuelle lutte interne pour la main mise sur la politique et l’économie, ont limogé le général Khin Nyunt en octobre 2004, Premier Ministre et puissant chef des services de renseignements. Cette dictature militaire s’appuie sur l’armée disséminée à travers le pays. Le nombre de soldats de l’armée birmane a fortement augmenté ces quinze dernières années, passant de 250 000 à 400 000 soldats. Le budget consacré au développement des forces militaires, équivalent à 50% du PNB, traduit la volonté du pouvoir central de militariser le pays. Le principal financement de cette armée provient des revenus de divers trafics, dont celui de l’opium. L’armement est fourni abondamment par la Chine.Le 17 novembre 2005, la junte déplace la capitale Rangoun à 300 km au nord. C’est au milieu de nulle part que les généraux construisent une nouvelle capitale isolée qu’ils nomment Nay Pyi Taw signifiant le « siège des rois ». Un projet aux allures de renaissance monarchique qui reflète la volonté de la junte d’asseoir son pouvoir, en s’isolant et se protégeant de toute opposition qu’elle vienne de l’intérieur ou de l’extérieur.En août 2007, la décision des autorités d’augmenter fortement les prix du gaz et des carburants a engendré une inflation incontrôlable. Des opposants au pouvoir ont alors commencé à manifester sporadiquement à Rangoun mi-août, mais ils se sont vite fait arrêtés. C’est suite à l’engagement des moines bouddhistes dans le mouvement de protestation que la situation a pris une tournure massive (jusqu'à 100 000 manifestants à Rangoun) et politique, les revendications économiques se muant en une volonté de changement politique. Les moines ont décidé de protester après que deux de leurs confrères aient été agressé début septembre dans une ville du centre du pays. Ils ont été rejoints par la suite par de nombreux civils, défilant pacifiquement en très grand nombre dans les rues de Rangoun et de plusieurs villes à travers le pays. Après quelques jours de silence, les autorités n’ont pas hésité à réprimer violemment ces manifestations fin septembre 2007, arrêtant des milliers de personnes, coupant les liaisons téléphoniques et internet, imposant un couvre-feu, déployant 20 000 soldats à Rangoun, interdisant les regroupements de plus de 5 personnes. Le nombre de victimes restera inconnu, mais largement supérieur aux 13 morts annoncés officiellement par les autorités. Les Nations Unies ont mandaté l’envoyé spécial Ibrahim Gambari pour convaincre les généraux de libérer Aung San Suu Kyi et d'entamer des discussions pour l'ouverture démocratique du pays. Un officier de liaison avec l’opposition a ainsi été nommé, mais cette mesure est restée sans effet jusqu'à présent. Bien que le calme soit de retour, la tension est palpable, la présence militaire renforcée, et les monastères sont vidés en nombre de leurs résidents.Les espoirs de la population, des exilés et de la communauté internationale, tant ravivés par des manifestations de septembre 2007, ont une fois de plus été déçus, et le pays s’enfonce à nouveau dans l’ombre et le silence. Aucune perspective n’est entrevue actuellement. Mais beaucoup de choses ont changé intérieurement, car les birmans n’oublient pas la répression à l’encontre des moines bouddhistes, personnes hautement respectées, ni la négation de leurs besoins pour survivre au quotidien. Reste à savoir si la colère et la frustration accumulées par les birmans ces derniers mois va pouvoir trouver un moyen de se muer à nouveau en une force de changement, ou si la peur l’emportera encore pour des années, au profit des généraux qui ont une fois de plus prouvé qu’ils conservent une main mise puissante sur le pays et qu’ils n’ont que faire de la pression international.
La junte militaire vient d’annoncer ce samedi 9 février 2008 qu’un référendum pour adopter le projet de Constitution aura lieu en mai 2008, suivi en 2010 par des élections législatives multipartites. La rédaction de ce projet s’était close le 3 septembre 2007 après 15 ans de réunions irrégulières.
C’est la première fois que la junte fixe un calendrier pour les étapes de « la feuille de route en sept points pour une transition vers la démocratie » présentée en 2003.
Or cette annonce surprise doit être prise avec précaution. Ne serait-elle pas un moyen pour gagner du temps et calmer la pression venant à la fois de l’intérieur et de la communauté internationale ? Car comme à son habitude, la junte adopte une attitude pleine de contradictions en annonçant des élections libres après avoir réprimé violemment les manifestations de septembre 2007 ; tout comme après ces manifestations elle a nommé un officier de liaison pour engager une réconciliation avec l’opposition tout en poursuivant les arrestations et restreignant encore davantage les libertés individuelles.
Rappelons en effet que le projet de constitution a été rédigé par des membres exclusivement nommés par la junte et que le parti d’opposition (LND) a boycotté ce processus en signe de protestation contre la détention d’Aung San Suu Kyi. Ainsi, ce projet de constitution attribue aux généraux un rôle prépondérant dans l’administration du pays et empêcherait Suu Kyi de se présenter à une fonction élective du fait qu’elle a été mariée à un étranger. De plus, l’opposition se trouve en position de grande faiblesse en ce début d’année 2008 : selon Amnesty International, quelque 700 personnes ayant manifesté en septembre 2007 ont rejoint les 1 150 prisonniers politiques de Birmanie.
Dans ces conditions, il n’est donc pas surprenant que l’opposition reste sceptique, s’étonnant également que les dates des élections législatives soient fixées avant même que les résultats du référendum pour ratifier la constitution ne soient connus.
Inscription à :
Articles (Atom)